Fotografie eines lächelnden Mannes im blauen Anzug in einem hellen Büro.

« Cette initiative ne s’occupe pas des patients à l’hôpital, ne répare aucune route, ne met aucun train supplémentaire sur les rails. Elle se contente de fixer un plafond rigide et arbitraire, et aggrave ainsi la situation. »

​Roberto Ramphos​

Plafonner la population n’amène aucune solution

04.05.2026

D'un coup d'oeil

  • L'initiative du chaos ne permet pas de résoudre les problèmes actuels. Elle ne fait que fixer un plafond rigide qui limite notre marge de manœuvre 
  • Elle met en péril les accords bilatéraux existants, aggrave la pénurie de main-d’œuvre et compromet notre prospérité, le fonctionnement de notre vie quotidienne et le financement de l’AVS 
  • Il faut au contraire résoudre les problèmes de manière ciblée – au lieu de s’attaquer à notre modèle de réussite à coups de boulet de démolition

Plafonner la population à 10 millions d’habitants. Un chiffre simple, facile à comprendre. Mais un chiffre qui ne résout rien, puisqu’il ne va pas faire disparaître les problèmes d’un coup de baguette magique.

Car ce n’est pas comme dans un parking, où on peut simplement dire: «C’est plein, on baisse la barrière.» Un pays fonctionne autrement. Il y a des hôpitaux qui ont besoin de personnel. Des PME qui recherchent des travailleurs qualifiés. Des chantiers où les travaux ne se font pas tout seuls. Des restaurants, des hôtels, des maisons de retraite, des ateliers, des laboratoires, des start-up. Partout, on a besoin de gens qui mettent la main à la pâte. Et ce sont précisément ces personnes qui nous manquent déjà aujourd’hui en raison du vieillissement de la population.

Pas de durabilité, mais le chaos

Le nom officiel de l’initiative UDC est «Initiative pour la durabilité». Cela évoque de l’air pur, de vertes forêts et une responsabilité envers l’avenir. Mais derrière ce vernis se cache tout autre chose : un plafonnement rigide de la population. Et au final, la résiliation de la libre circulation des personnes avec l’UE. Une attaque directe contre notre qualité de vie.

Pour la Suisse, les accords bilatéraux ne sont pas une simple pile de papiers à Berne. Ils garantissent à la Suisse l’accès à notre marché le plus important: l’Europe. Ils aident les entreprises à exporter. Ils renforcent la recherche, l’emploi, les transports. Ils contribuent à ce que notre petit pays aille si bien. Attaquer ces accords, c’est attaquer nos emplois, nos salaires et notre sécurité.

Un plafonnement qui bloque les solutions

Bien sûr, la croissance s'accompagne aussi de défis. Personne ne reste volontairement coincé dans les embouteillages en se disant: «génial, j’en veux encore». Personne ne trouve amusant de chercher un appartement pendant des mois. Dans le domaine de l'asile aussi, il faut une application plus rigoureuse des lois existantes. Mais cette initiative ne permettra pas de construire un seul logement. Ni d’accélérer les procédures d’autorisation. Elle ne s’occupe pas des patients à l’hôpital. Elle ne répare aucune route. Elle ne met aucun train supplémentaire sur les rails. Elle se contente de fixer un plafond rigide et arbitraire, et aggrave ainsi la situation. C’est comme si l’on traitait une maladie en cachant simplement le thermomètre. Les symptômes ne disparaissent pas, ils s’aggravent.

La Suisse vieillit – avec des conséquences pour le marché du travail

À cela s’ajoute le fait que la Suisse vieillit. Cela ne se voit pas seulement dans les statistiques. On le remarque au quotidien. Dans l’entreprise, lorsque des personnes expérimentées partent à la retraite et que personne ne prend la relève. À l’hôpital, lorsque les lits manquent non pas par manque de chambres, mais par manque de personnel. Au restaurant, qui ferme soudainement deux jours par semaine. Chez le technicien, qui ne pourra venir réparer la machine à laver en panne que dans trois mois. Aujourd’hui déjà, il y a plus de personnes qui partent à la retraite que de jeunes qui entrent sur le marché du travail. Ce déficit ne disparaîtra pas parce qu’on le cache politiquement. Il ne fera que s’aggraver.

C’est pourtant dans ce contexte que l’initiative du chaos veut restreindre massivement l’immigration de main-d’œuvre. C’est-à-dire ces personnes qui travaillent, paient des impôts, versent des cotisations et contribuent à soutenir notre AVS. Il n’y a rien de durable dans cette initiative. Elle ne fait que créer d’autres problèmes qui seront encore plus difficiles à surmonter plus tard.

La Suisse a besoin de solutions. Davantage de logements. De meilleures infrastructures. Des procédures plus rapides. Une politique d’asile cohérente. Plus d’opportunités pour les personnes qui sont déjà ici et qui veulent travailler. Plus de productivité. Moins de bureaucratie. Rien de tout cela n’est glamour. Mais c’est efficace. Au contraire d’un plafonnement rigide qui peut paraître une bonne idée, mais qui n’en est pas une.

Faites vous aussi entendre votre voix contre cette initiative dangereuse. Pour faire une déclaration: Non au chaos

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