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Accueil > Thèmes > Fiscalité > Fiscalité des entreprises

En bref

Améliorer la compétitivité fiscale internationale : une tâche permanente
L’avance de la Suisse en matière d’imposition des entreprises est constamment menacée. Au cours de la dernière décennie, l’imposition frappant les bénéfices a, de façon générale, plutôt été abaissée. La Suisse a procédé à plusieurs réformes en ce sens. Mais les réformes prennent du temps en Suisse, et notre pays est aussi mis sous pression par des Etats ou groupes d’Etats qui cherchent à récupérer des recettes fiscales.

C’est ainsi que l’Union européenne conteste les régimes fiscaux cantonaux accordés aux holdings et autres sociétés d’administration (différend fiscal). La crise financière et économique, que la plupart des Etats ont combattue par une forte augmentation de leurs dépenses, est aussi susceptible de renforcer les revendications d’autres pays à l’égard de la Suisse, dans le but de récupérer des recettes fiscales.
 
Poursuivre les réformes
La fiscalité étant un élément clef en termes d’attractivité économique, la Suisse a  intérêt à faire en sorte d’améliorer sa position en permanence.. Elle l’a déjà fait une première fois en 1997 (réforme de la fiscalité des entreprises I), puis en atténuant la double imposition économique frappant les entreprises et leurs propriétaires (réforme de la fiscalité des entreprises II, adoptée en votation populaire le 24 février 2008). Le Parlement a également révisé la loi sur la TVA, pour en améliorer la sécurité juridique et la cohérence. Cette révision technique entrera en vigueur en 2010. Le Parlement aura encore à traiter la question du taux unique, qui aurait pour avantage de simplifier encore le système tout en donnant des impulsions de croissance. La réforme de la fiscalité des entreprises III sera prochainement soumise à consultation. Il s’agit, pour le Conseil fédéral, de renforcer la compétitivité fiscale suisse tout en réfrénant les revendications européennes.

Les milieux économiques insistent sur la nécessité d’améliorer en permanence la compétitivité fiscale. Ils revendiquent des corrections au niveau de l’assiette fiscale (par exemple élargissement de la déduction des pertes, prise en compte d’une perspective centrée sur le groupe, allègements ciblés pour la recherche et le développement) comme au niveau de la suppression des impôts indépendants du rendement (impôt sur le capital, droits de timbre, droits de mutation, etc.).  Ces réformes doivent permettre de renforcer  renforcer l'attrait de notre pays pour les sociétés internationales.




Contexte

Réforme des entreprises III
En décembre 2008, le Conseil fédéral a présenté les grandes lignes d’une troisième réforme de la fiscalité des entreprises. Le gouvernement propose non seulement de supprimer le droit d'émission et d'éliminer les entraves fiscales au financement des groupes de sociétés, mais aussi d'apporter des modifications au statut cantonal des sociétés de holding et des sociétés d'administration. Les bénéfices de ces sociétés, qu'ils soient de source suisse ou étrangère, devraient être traités de manière uniforme. Enfin, le gouvernement propose de supprimer le statut de société de domicile.

L’économie rappelle que les critiques européennes relatives aux régimes fiscaux cantonaux, basées sur l’accord de libre-échange de 1971, sont juridiquement infondées. La souveraineté fiscale suisse doit être respectée. Les régimes fiscaux cantonaux répondent à des critères justifiés. Il ne faut pas oublier non plus que les entreprises concernées sont aussi imposées au niveau fédéral.

Les avantages fiscaux comparatifs de la Suisse qui ont fait leurs preuves pour les entreprises exerçant leurs activités au niveau international (sociétés holding, sièges généraux et sociétés de services) doivent être préservés. Si le projet de réforme des entreprises III permet d’atténuer les critiques européennes, il doit aussi et surtout contribuer à renforcer la compétitivité suisse. A ce titre, il sera probablement nécessaire d’envisager des éléments plus consistants, notamment en matière de réduction de l’imposition des bénéfices.




Notre position

Abaissement de l’impôt nominal ou effectif sur le bénéfice afin de maintenir l’attrait à long terme de la place économique suisse (situation internationale de baisse des taux, risque de délocalisation).
   
Amélioration quant à l’imputation des pertes (report de pertes illimité et introduction de l’imputation des pertes au sein du groupe).
   
Suppression des distorsions dans le financement (capital propre et capital emprunté).
Suppression des impôts sur la substance indépendants du rendement (droits d'émission, impôt sur le capital).
   
   



Personne de contact

membre de la direction, responsable des questions de finances et de fiscalité
 

Frank Marty, responsable de projet, finances et fiscalité
 

Bureau romand
Vincent Simon