Epithelix a été créée en mars 2006 par quatre scientifiques qui se sont connus pendant leurs études à l’Université de Genève : Ludovic Wiszniewski, Song Huang, Samuel Constant et Jean-Paul Derouette. Elle emploie également deux laborantines. Le nom de la société vient d’épithélium : c’est un terme générique désignant des cellules des couches superficielles du corps humain qui servent de première protection. On retrouve souvent des cellules humaines parmi les déchets des interventions chirurgicales (sur des organes du système respiratoire, par exemple). Dans des conditions normales, ces tissus ont une durée de vie maximale de deux semaines environ. La technologie de reconstitution in vitro d’Epithelix permet d’allonger la durée de vie de ces tissus à un an. Cette technique innovante a donné naissance à MucilAir, un des produits phare de l’entreprise.
 |
 |
Ce processus comporte de nombreux avantages. Premièrement, les tissus peuvent être envoyés à l’autre bout du monde. Deuxièmement, les expériences effectuées sur des tissus humains produisent de meilleurs résultats et, troisièmement, l’utilisation de tissus humains permet d’éviter des expérimentations animales. Le processus étant standardisé, le produit est plus efficient et les résultats de recherche plus nets. Pour les entreprises, ces produits présentent un intérêt à la fois sur le plan éthique et sur le plan financier : la conservation des tissus humains est moins coûteuse que celle des tissus animaux. Epithelix met à la disposition des scientifiques un instrument permettant d’évaluer les effets aigus et chroniques des molécules sur le long terme.
Epithelix compte parmi ses clients certains des plus grands groupes pharmaceutiques et chimiques, mais aussi des laboratoires universitaires. Ils utilisent la technologie in vitro pour tester des médicaments destinés à soigner des affections du système respiratoire (asthme, mucoviscidose et broncho-pneumopathie chronique obstructive, par exemple), ou pour effectuer des tests de toxicité sur une certaine durée. L’entreprise vend quelque 5000 cultures par an. Cela signifie que 5000 animaux au moins sont épargnés chaque année. En 2008, après deux ans d’activité, Epithelix a atteint le seuil de rentabilité. La législation Reach, le nouveau règlement sur les produits chimiques de l’UE, oblige l’industrie chimique à tester la toxicité de ses produits sur des modèles in vitro. D’après Samuel Constant, cela constitue un facteur de croissance pour Epithelix, dont le potentiel de production n’est pas pleinement utilisé. Epithelix est totalement autofinancée, une chose dont les fondateurs sont particulièrement fiers.
Pour plus d’informations :
www.epithelix.com