Financement de l’AI : étape vers un assainissement axé sur les dépenses
L’assurance invalidité est dans un état déplorable : elle perd 4 millions de francs par jour. Les dettes ont creusé un gouffre de 13 milliards dont l’AVS en fait les frais. Si aucune mesure de correction n’est adoptée, l’AVS ne sera plus en mesure de payer les rentes dans dix ans.
Des assurances sociales financièrement instables représentent un facteur négatif pour notre place économique. Aussi est-il dans l’intérêt des entreprises d’assainir définitivement l’AI et de stabiliser les assurances sociales. Le financement additionnel temporaire de l’AI est un pas de plus vers une solution durable. D’une part il garantit les rentes AVS en séparant l’AVS de l’AI. D’autre part, il donne à l’AI le temps nécessaire pour mettre en oeuvre un assainissement axé sur les dépenses.
Une chose est claire : le financement additionnel de l’AI ne résoudra pas, à lui seul, les problèmes structurels de l’AI. Il s’inscrit dans un concept global crédible et doit rester une solution transitoire. Lorsque ce financement échoira, le 31 décembre 2017, la 6e révision de l’AI devra déployer ses effets et mettre fin aux déficits. La préparation du projet correspondant est entre les mains du Conseil fédéral et du Parlement. Une prolongation du financement additionnel au-delà de la date arrêtée n’entre pas ligne de compte pour l’économie.