Halte aux augmentations d’impôts et de taxes !
La situation est paradoxale. D’un côté, les idées de nouvelles dépenses dans le cadre de programmes conjoncturels semblent sans limites. De l’autre, l’Etat et les entreprises qui lui sont proches planifient avec désinvolture des hausses d’impôts, de taxes et de prix, précisément au moment le moins opportun d'un point de vue conjoncturel. Les CFF se sont finalement ravisés, mais dans le cas de la Poste, il a fallu que le Surveillant des prix intervienne, sous la pression d'economiesuisse. La direction de la SSR caresse aussi l’idée d’augmenter la redevance au lieu de s’atteler à l’assainissement nécessaire de ses structures.
Quant au relèvement temporaire de la TVA pour financer l’AI, planifié au 1er janvier 2010, il arrive au moment le moins propice du point de vue de la politique conjoncturelle. Il se traduirait par une hausse d’impôts de 1,2 milliard de francs par an, qui affaiblirait une demande indigène encore relativement robuste !
Cette liste n’est pas exhaustive : on pourrait y ajouter en effet les projets d’augmentation de la taxe CO2 et de la redevance hydraulique, ou encore la menace d'une hausse du taux de cotisation en faveur des allocations pour pertes de gain. Dans la situation économique actuelle, des hausses d’impôts et de taxes auraient un effet contre-productif sur la consommation et les investissements et seraient nuisibles pour notre économie.