Maintenir la protection de la sphère privée !
La place financière, tout comme l’industrie, ont intérêt à ce que la Suisse ne soit pas placée sur une « liste noire ». Cela ne serait d’ailleurs pas justifié, car le secret bancaire ne protège pas les activités criminelles. La fraude ne consiste pas seulement à fabriquer de faux documents. Présenter la réalité de façon trompeuse en relève aussi, et il serait éventuellement possible d’élaborer une solution pour les cas où des soupçons fondés existent. Cependant, force est de constater que certaines autorités aspirent à bien plus que cela. Elles demandent un échange d’informations automatique ou même un accès direct aux comptes. Une procédure qui dévoilerait tout du citoyen n’est pas acceptable, car elle impliquerait la fin de la protection de la sphère privée. Ce n’est conciliable ni avec notre culture juridique ni avec nos principes de démocratie directe et de fédéralisme. Les Nations qui ont un Etat central surdéveloppé doivent le comprendre.